El Movimiento

Pour la 10ème édition des VidaFestiv’, ThéâViDa vous invite à découvrir l’Amérique Latine en mouvement : danses, débat, performances, spectacles et exposition photo. ThéâViDa saura vous donner le bon tempo !

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Une exposition photo qui sort du cadre

Février étant traditionnellement le mois du carnaval, nous ne pouvions échapper à la série photographique très colorées du « Carnaval d’Oruro » par Baptiste Lavat. Pour cet enseignant- chercheur à l’Université de Créteil, le folklore andin n’a plus de secret.

Le mouvement est également au cœur des rites des Raramuris, dits « hommes aux pieds légers ». Après avoir fasciné Antonin Artaud et Jean-Marie Le Clézio, c’est au tour du collectif Gigacircus de s’en imprégner pour nous présenter « Continent rouge ». Ces photos très lumineuses mettent en scène les corps peints, les corps en mouvement mais aussi, la fragilité des Raramuris face aux tentations occidentales.

Le samedi 2 février, une journée bien rythmée

Tout débutera ​à 11h ​avec les visites guidées​ en espagnol et à 13h en français​ de l’exposition photo suivies de démonstration de danses de carnaval​.
À 14h, trois projections-débats sur les danses du Honduras avec Nora Zelaya, du Paraguay avec José Riquelme et sur les rituels des Raramuris suivie d’ « Al borde » performance de l’artiste Claudia Urrutia.
À 16h, place à Edilio Moreno avec « Allium Porrum ». Le grand clown vénézuélien vous donnera un cours magistral autour du poireau. Tout un programme !
À 16h30, vernissage en présence des artistes exposants et accompagné d’une démonstration de Capoeira par Professor Malicia de l’association Capoeira Racines et Vibrations pour une clôture en mouvement !

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE

BAPTISTE LAVAT
Oruro, un Carnaval pas comme les autres…

Genèse de l’exposition

Les photos exposées font partie d’un ensemble de clichés dont la vocation première était de servir de document de travail et d’illustration d’une thèse de doctorat sur le Carnaval d’Oruro (Bolivie).

Elles furent prises au cours de séjours de recherche effectués en 2012 et 2015 pendant le Carnaval, et constituaient avant tout des archives de travaux de « terrain » sans aucune prétention ni volonté artistique. Il s’agit donc de photographies amateur, prises sur le vif et non retravaillées (hormis parfois le cadrage), qui avaient un but principalement documentaire, proposant un regard «de l’intérieur» rendu possible par la situation privilégiée dont bénéficient les chercheurs, qui peuvent circuler librement au cœur du Carnaval d’Oruro et dans certains espaces auxquels le public ne peut généralement pas accéder.

Exposées une première fois en octobre 2015 dans le cadre du festival annuel de l’association Sète Amérique latine Semaine Artistique (SALSA), elles furent à nouveau présentées en septembre 2018 à la maison de la poésie d’Avignon, sur l’invitation de l’association Miradas Hispanas, afin d’accompagner la rencontre-débat autour de la projection du documentaire « Carnaval à Oruro, la danse sacrée » (Juan José Lozano, 2015).

D’abord outil de travail universitaire, ces photographies sont donc progressivement devenues un support permettant l’échange, la rencontre et le partage autour des festivités latino-américaines, dans un cadre associatif, bénévole et souvent engagé. Elles ont ainsi naturellement rejoint et entretenu l’un des objectifs et sens premiers du carnaval dans le monde entier : celui du partage festif, de la célébration de la joie et de la diversité.

Sur le Carnaval d’Oruro

Le Carnaval d’Oruro, illustration vivante et colorée de la démesure et de la majesté des festivités andines, est un carnaval « unique au monde », comme aiment à le rappeler fièrement les orureños, car il n’est en réalité pas vraiment un carnaval… du moins pas seulement. La journée principale de la période des festivités, qui s’étend sur plusieurs semaines et mobilise une part importante des habitants de la ville et plusieurs centaines de milliers de visiteurs chaque année, est en réalité un pèlerinage en l’honneur de la Vierge locale, la Virgen del Socavón. Cette « procession dansée » en l’honneur de la Sainte patronne du folklore national s’étend sur un parcours de près de 4 kilomètres dans les ruelles du centre historique de cette ville andine située à plus de 3.700 mètres d’altitude, arpentée par plus de 30.000 danseurs au son des fanfares, des instruments andins et des cris de la foule ou des danseurs dans un état souvent proche de la transe.

Issu de la rencontre de deux traditions festives à l’époque coloniale, le Carnaval réunit ainsi le calendrier des festivités du cycle agro-rituel andin d’une part, et celui du carnaval occidental lié à l’entrée dans le Carême d’autre part. En effet, les mois de février-mars correspondent dans les Hauts-Plateaux andins à la fin de la période des pluies, liées à la fertilité des terres. Cette époque fait dont l’objet d’un culte ancestral voué aux divinités de la Terre, dont la Pachamama est l’incarnation la plus connue, grâce à des célébrations que les colons espagnols et leurs missionnaires ne furent pas à même d’extirper en dépit de leurs efforts.

La période correspond aussi au Carnaval du monde chrétien, annonciateur du Carême et symbole de l’exubérance libératoire qui contrastera avec la période de sobriété et de limitations à venir. Deux traditions bien distinctes mais néanmoins entremêlées, qui dialoguent et dansent ensemble au point qu’il est parfois aujourd’hui difficile d’en dissocier les éléments constitutifs, dans un de ces percutants exemples de syncrétisme dont l’Amérique latine a le secret.

Outre sa dimension rituelle, le Carnaval d’Oruro est aussi une démonstration de l’intarissable richesse des traditions et du folklore andin. C’est à ce titre qu’il fut classé au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO en 2001, aux côtés de dix-sept autres manifestations culturelles issues du monde entier, qui permirent la création de cette nouvelle catégorie de reconnaissances patrimoniales mondiales

Biographie

Baptiste Lavat est maître de conférences à l’Université Paris 12.

Passionné de la Bolivie, il a consacré son doctorat au Carnaval d’Oruro, classé au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO en 2001.

Spécialiste des festivités boliviennes et des pratiques culturelles, religieuses et rituelles andines ainsi que sur les formes d’engagement politique dans les arts en Amérique latine (chanson et cinéma, documentaire, caricature).

Il travaille principalement sur les notions d’identité, de mémoire et de syncrétisme dans les pratiques populaires et dans les arts (cinéma, musique) de différents pays latino-américains.

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE

COLLECTIF GIGACIRCUS
Continent Rouge

L’oeuvre Continent Rouge est actuellement présentée à Lascaux IV, Centre International d’Art Pariétal, salle d’art contemporain du 3 Février au 10 Juillet 2019

Sylvie Marchand, ethnologue de formation, artiste et auteure de dispositifs numériques, poursuit une question qui traverse son oeuvre: la quête des racines rituelles de l’art.
A partir de 2010, à Norogachic elle expérimente, photographie et filme les cérémonies Tarahumaras : Tutuguri, Yumari, Tesguino, Matachines, Pintos, vouées à alimenter la substance du dispositif visuel Continent Rouge.
Photographiée et filmée en caméra portée et en plan subjectif, cette série retransmet directement l’événement depuis le prisme du photographe. Nous empruntons ainsi son regard et revivons intensément son expérience chez les Raramuris.
« Lorsque je [photographie ou filme], je ne me contente pas d’enregistrer; que ce soit dans la relation à l’autre, ou dans mon rapport à la nature, l’important pour moi est de créer une relation, d’accomplir un acte vivant. Dès ce stade initial je suis en création. J’ai besoin d’un stimulus sensoriel fort. Pour capter la vie. Je me fonds dans l’énergie, dans le flux. La caméra est pour moi une prothèse sensorielle, un œil déplaçable aux limites de mon corps.

C’est au cours du tournage d’AmeXica sKin sur la frontière mexicano-américaine, que Gustavo Alvarez, artiste et anthropologue, m’invite à Norogachic pour danser et filmer les fêtes de printemps des indiens Raràmuris de la sierra Tarahumara.
Après s’être peint le corps, les danseurs déambulent en cercle, des collines jusqu’au coeur du village pendant une semaine ; je me trouve ainsi propulsée au sein du corps des tambours Raràmuris, dansant-filmant jour et nuit cette course.
Je cherche à traduire, dès la captation, la dynamique interne de la perception : ce que je ressens du réel et de la rencontre avec cette culture lointaine dont je ne comprends pas la langue, dont je ne possède pas les codes. Seules l’énergie, l’intuition et l’empathie me guident, et la force du groupe qui fait corps. Le corps de danse dans lequel je me fonds en dépit de tout», Sylvie Marchand.

Biographie de Sylvie Marchand

Autrice, réalisatrice, ethnographe, artiste multimédia et Curatrice
Chercheuse Art et Anthropologies Numériques, Ecole Européenne Supérieure de l’Image
Directrice Artistique, Compagnie Gigacircus

Sylvie Marchand consacre son oeuvre à l’enrichissement des relations inter culturelles.
Artiste polymorphe dont le champ d’expérimentation se situe aux points de contacts entre groupes humains, cette artiste nourrit une «écologie des relations», ‘branchant’ des connections, renforçant des liens, créant des dialogues. Environnements multi-sensoriels et laboratoires, interfaces et lieu de vie, ses dispositifs artistiques reflètent la complexité des enjeux aigus qui traversent le monde contemporain, et l’étendue des possibilités esthétiques qu’autorisent les technologies mobiles en réseau appliquées aux scénographies interactives et immersives.
Sa pratique fait converger l’art et les technologies numériques autour de la création de dispositifs mobiles interactifs. Elle est née en France où elle a acquis une double formation aux arts de la piste et à l’anthropologie. Elle possède un doctorat d’état de l’Université Paris 7 et un diplôme de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Elle a poursuivi ses activités de recherche en sciences humaines aux Etats-Unis, en collaboration avec the Library of Congress (Washington D.C.), the Centre for Southern Studies (MS), et the University of Southern Louisiana (LA).
Parallèlement à ses recherches théoriques, elle a poursuivi ses activités artistiques par la pratique de la performance aux USA, puis par la réalisation de documentaires de création, enfin par la création de dispositifs numériques immersifs et de narrations sonores géolocalisées.
S’ajoutant aux nombreuses résidences de recherche qui jalonnent son parcours, Sylvie a obtenu à plusieurs reprises des bourses prestigieuses, telles que celles du FIACRE (Fonds d’Innovation Artistique et Culturelle), Hachette (Création Multimédia), Fullbright (Commission francoaméricaine), DICREAM (CNC).
Sylvie Marchand enseigne à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers au sein de l’Atelier de Recherche et de Création “Art et Anthropologies Numériques”.
Depuis plusieurs années, elle fédère le collectif d’artistes numériques Gigacircus ; en tant qu’auteure et directrice artistique, elle coordonne la production et la diffusion de leurs créations internationales. Elle est à l’origine d’une diversité de projets internationaux en réseau.

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